Biographie

 

L'ENFANCE

 

1871 : naissance de Marcel Proust à Auteuil, où Jeanne Weil-Proust, sa mère, s'est réfugiée après l'insurrection de la Commune et la répression qui a suivi.

Elle est la fille d'un riche financier juif alsacien : elle aura une relation fusionnnelle avec Marcel.

Adrien Proust, son père, est né à Illiers (près de Chartres  en Eure-et-Loir),
ses parents sont épiciers dans la ville.

Devenu agrégé de la Faculté de Médecine,
médecin hygiéniste célèbre et reconnu, Adrien aura des difficultés à comprendre les réactions de son fils Marcel, enfant très sensible, à la santé délicate. 
Robert, né en 1873, plus robuste, sera plus proche de son père
et deviendra aussi un médecin réputé.

La famille a passé plusieurs périodes de vacances à Illiers
(Pâques, été ou septembre), hébergée chez l'oncle Amiot,
mari de la soeur d'Adrien, Elisabeth,
devenue tante Léonie dans le roman.

Une violente crise d'asthme, en 1881, interdira
d'autres séjours à Illiers.

Les premières années de scolarité se dérouleront
au cours Pape Carpentier, puis à Condorcet,
avec de nombreuses absences
dues à de fréquents problèmes de santé.

 

L'ADOLESCENCE

En 1886, Marcel reviendra une dernière fois à Illiers,
pour la mort de Tante Léonie.


À Condorcet, Marcel a pour ami Jacques Bizet,
dont la mère Madame Straus (ci-contre)
deviendra une confidente très proche.

En 1888, il suit les cours de philosophie du professeur Darlu.
L'influence de ce dernier sera déterminante pour sa vocation d'écrivain.

En 1889, Marcel est reçu au Baccalauréat et part faire son service militaire.
Décès de ses grands-mères, Virginie Proust à Illiers en 1889, Adèle Weil en 1890.  

                                                                 

 

L'ÉTUDIANT

 

Marcel collabore à plusieurs revues,
commence à fréquenter les salons littéraires et l'aristocratie,
obtient une licence en droit, puis une licence de lettres (philosophie),
passe des vacances à
Trouville, puis à Cabourg.

En 1894, il se passionne pour l'affaire Dreyfus.

Sa vie mondaine se poursuit, qui lui donnera bon nombre
de ses personnages futurs.

La fortune de ses parents lui permet d'éviter le souci
de la recherche d'un emploi.
Il aura un poste épisodique à la Bibliothèque Mazarine,
et au cours de vacances en compagnie de Reynaldo Hahn, musicien,
il commencera l'écriture de Jean Santeuil, qu'il abandonnera en 1899.

 

LES DEUILS

 

 

En 1900, Proust publie plusieurs articles sur Ruskin, écrivain anglais,
spécialiste de l'art médiéval, qui vient de mourir à Londres
et se lance dans la traduction de la Bible d'Amiens

Jeanne Weil-Proust, sa mère, l'aide à traduire, ainsi que Marie Nordlinger,
cousine de Reynaldo Hahn, (ci-contre) . Ils vont à Venise.

Le père de Proust, Adrien, meurt subitement en 1903, sa mère en 1905.

 
 

L'ÉCRIVAIN

 

En 1907, Marcel Proust abandonne peu à peu les mondanités, pour se consacrer entièrement à l'écriture.

À partir de 1913, sa santé déjà fragile se détériore
de plus en plus, soumise à un rythme de vie épuisant,
quelques heures de sommeil, une alimentation insuffisante.

Le "mondain" devient reclus,
passe les sept dernières années de sa vie,
isolé des bruits, au fond de son lit-écritoire
et modifie sans cesse son grand œuvre : 
À la Recherche du Temps Perdu.

Il ne sortira que rarement. Il meurt le 18 Novembre 1922,
en ayant écrit le mot FIN !

 

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